"Cycle(s)" (AKA "Demain je ne pointe pas"): Critiques

Publié: 19 avril 2011 dans "Cycle(s)". Roman, "Demain je ne pointe pas" roman.

"Kemi Outkma, le nom impronnonçable d’un auteur illisible."

"Un brûlot de haine réactionnaire teinté de mysticisme de mangeur d’acide et de théologie de bazar."

"Tout y est cyclique et tout y est trine, un travail colossal mais difficilement accessible."

"A peine en entame-t-on la lecture que l’on est happé par son style qui n’existe plus ou pas encore. On y plonge, on s’y noie et on en sort groggy."

"Ni une réussite, ni un échec, un OVNI."

"Road trip initiatique d’un contemporain, chamane malgré lui, "Cycle(s)" oppose un individu en devenir à la foule et rédige l’épitaphe d’une époque."

"Une oeuvre d’une profonde sensibilité et d’un grand humanisme qui préfèrerait être brûlée en place publique que de s’admettre comme telle."

"A la fois témoignage et documentaire sur la génération de la fin du siècle dernier, cette "génération morte-née vouée à l’oubli", cette oeuvre suscite l’intérêt mais l’auteur trop exigeant avec lui-même pour un premier roman ajuste tant son tir qu’il rate finalement sa cible."

"Un livre à lire en boucles… Au moins trois fois puisque il y a bien trois histoires, trois bouquins à part entière dans cet ouvrage. Une performance autant qu’un concept."

"Trop radical et transgressif pour trouver un éditeur. Trop hônnète, franc et lucide pour ne pas trouver de lecteurs."

"Un premier roman au sens littéral: un style unique, un plan narratif confus, un manque de maîtrise des personnages et quelques clichés qui auraient pu être évités. A lire pour découvrir un auteur qui, nous n’en doutons pas, devrait nous livrer un travail plus cohérent et plus complet dans ses prochains projets."

"Un bouquin où tout est noir et qui prétend nous montrer la lumière."

"En exergue de ce roman labyrinthique un extrait biblique qui en est la clé… Reste à chacun l’épreuve d’y trouver la porte… Conceptuel."

"Ca tient du roman, du recueil de nouvelles et du journal, l’auteur mélange les genres et nous déroute sans cesse afin de créer un objet hybride qu’il aimerait impossible à étiqueter. Projet ambitieux qui ne réussit pas totalement par manque de cohésion mais qui augure l’avénement d’un authentique écrivain."

"C’est PUNK! Autrement dit: facile, malsain, irrévérencieux, crétin et obsolète."

"A lire en cas d’insomnie aigüe ou de constipation. Dans le deuxième cas vous avez ainsi et le laxatif et le papier."

"Entre le Verbe et le Feu, le héros n’est qu’un jouet dont le Destin écrase l’Espoir. On adore ou on déteste, on dévore ou on vomit, la tièdeur et les compromis n’y ont pas leur place… Moi j’ai adoré."

"Le truc c’est que l’auteur ne se contente pas de raconter une histoire, il en demande beaucoup à son lectorat. On se retrouve avec une pensée à affronter, des pièges à débusquer pour les éviter et des tranchées à creuser soi-même avec les ongles pour y trouver la voie. Un livre comme un parcours du combattant pour lecteur-guerrier."

"Un livre dérangeant et dangereux… Un vrai livre."

"Un roman que j’aurais aimé écrire mais que j’aurais préféré ne pas lire."

"Cycle(s), un roman noir dans la veine de "Requiem for a dream". Facile à lire, il n’en demeure pas moins envoûtant. Il faut être un peu "possédé" pour écrire un roman pareil. La qualité de cet ouvrage : si on le commence, on est obligé de le finir."

(Celle-ci ne se contente pas de critiquer, elle résume également à peu près l’ensemble de la narration): "http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/22/1422799-des-jeunes-qui-vont-dans-le-mur.html"

"L’écriture d’un écorché. C’est donc viscéral. C’est près de l’os et à vif. Un premier roman comme le premier meurtre d’un serial killer en devenir. On peut s’attendre à une prochaine hécatombe… et je m’en réjouis d’avance."

" J’ai lu "Cycle(s)" avec plaisir.  La seule chose que j’aime moins reste le propos plus politique, idéologique, et l’immolation finale. On comprend, que ces jeunes sont désespérés, simplement par l’histoire, la narration, et finalement je pense que l’intrigue se suffit à elle-même, mais bon, c’est personnel.Cela n’enlève rien à la puissance des évocations. Je pense notamment à la scène de noyade au Maroc, ou encore au moment où Loïk retrouve sa mère à l’hôpital. Les rapports père-fils sont également très vrais, et n’ont rien de manichéen, puisqu’on saisit toute l’ambiguïté de la relation. Tu as un vrai talent de conteur, et un vrai univers, qui s’affirmera encore, probablement, dans tes prochains livres.[...] Connais tu Thierry Jonquet? Je suis un grand fan, et par moments j’y ai pensé avec Cycle(s). [...]  Bref, je trouve assez injuste que "Cycle(s)" ne soit pas plus connu, car tu évoques bien notre époque, et un certain nihilisme."

 

"Kemi Outkma, comment dire… ça passe ou ça casse !
Soit vous voyez la poutre dans votre œil et, partant, les multitudes de forêts qui vous observent, soit vous ne les voyez pas ! Soit vous avez côtoyé ou tenté d’appréhender (de près ou de loin) la « zone », soit ce n’est pas le cas. Soit vous aimez les films de Jaoui (par exemple), et son incomparable façon de mettre en scène des personnages à la fois à vomir et pourtant si attachants, soit vous n’aimez pas… En résumé, soit vous aimez l’écriture de Kemi, soit vous la détestez ! Il n’y a pas d’alternative.
Elle est pourtant fluide, sincère (terriblement sincère), parfois violente, souvent pesante et… pessimiste diront « ceux qui ne voient pas la poutre… », réaliste en conviendront les autres.
Un personnage – et « les autres » : les fantômes de son passé – qui étouffe dans sa routine devenue insupportable, qui se remémore son parcours depuis qu’il a reçu une étrange lettre… Une existence lourde et légère à la fois.
Il s’agit d’une vision, d’une tentative d’observer l’autre, de s’observer à travers l’autre, de s’observer tout court, tout en faisant abstraction d’un maximum de prismes si tant est que cela soit possible. Chaque personnage du livre est présenté selon deux angles qui s’imbriquent : un lumineux, un sombre. Difficile de choisir entre les 2. D’ailleurs, un tel choix est-il nécessaire ?
Une chronique urbaine. Comme un hymne à l’humanité enfanté par un dégoût de la société (ou une sociéte d’égout !). Juste un hommage réaliste quoi ! Un fourre-tout plein à craquer de nos névroses et notre réalité. Un autre regard sur la condition humaine, parfois gorgée d’une espérance morte, souvent noyée de médiocrité…
Je ne peux qu’adhérer ! Ce n’est pas un choix : on est « équipé » ou on ne l’est pas (tu parles d’une tenue de combat !). Ce n’est pas votre avis ? Comme je vous le disais : Kemi Outkma, ça passe ou ça casse !
Je lui laisse la parole : « la vérité n’est ni aimable ni courtoise, elle est c’est tout. La vérité, on la fuit ou on l’accepte, on s’y soustrait ou on s’y soumet. La vérité ne s’acquiert pas, elle s’affronte. La vérité est un secret, et les secrets sont cachés par des mensonges. Or il a toujours été plus aisé et moins douloureux de fabriquer un mensonge que de percer un secret. »
À bon entendeur…"

commentaires
  1. Drinette dit :

    « Lu depuis quelques mois déjà, j’avais beaucoup apprécié cette lecture, qui malgré tout, fut parfois difficile. Ecriture d’un style à part, histoire déroutante et intrigante qui marque les esprits. »

  2. Marianne dit :

    Un road movie sillonnant les méandres de ces sociétés parallèles sombres et profondes qu’engendre notre propre société…Voilà ce qu’est "Cycle(s)" un Hymne à la vie, oui, je veux dire, comme on met le nez d’un chiot dans sa pisse ! Traduit par une écriture sincère, sensible, réaliste, Kemi Outkma, est un véritable auteur moderne, au le talent bien campé dans son époque, et sa poésie trouve une place cinglante, sa place.

  3. Jim Cobrel dit :

    je n’ai qu’à te féliciter. Je me lasse facilement des bouquins et le tien je l’ai lu en 3 fois sur 2 jours. Alors c’est déjà très positif !

    J’ai trouvé ton rythme assez proche de Chloé Alifax. C’est à dire tjs assez soutenu mais avec des différences d’intensités. Tu serais sur la route du tour de France tu serais un Puncher ! On sent bien que t’essayes de nous lacher par moment lol.
    On reconnait bien aussi tes envies de poésies je trouve. Dans ton agressivité douce. Enfin j’ai trippé jusqu’à l’épilogue, qui est pour moi le meilleur passage.

    Enfin voilà, pour moi c’est un succès.
    Je suis pas éditeur, et ce qu’j’aime n’est jamais tres populaire mais j’espere que mon avis t’inspira à continuer de plus belle.

  4. Crawed dit :

    Une écriture "bipolaire" : oscillant entre délicatesse et familiarité…
    Roman très poignant. Certains passages sont remarquablement bien écrits et tellement vrai (malheureusement)
    N’attendez pas de ce livre un moyen d’évasion car il vous fait plonger directement dans les entrailles de la vie. Je vois cette lecture comme une réflexion sur la/sa vie, une invitation à se mettre debout.

    Foncez vite chez votre libraire. A lire absolument !

  5. aucaigne maud dit :

    Pour tout dire j’ai été subjugué, j’attendais, je crois, un livre médicament , un livre thérapie, (pas très glorieux, hein ! ) et en fait, j’ai été littéralement embarqué…( lecture en 2 jours ), impossible de m’en défaire avant la fin, envoûtant presque, même si parfois j’aurais aimé mettre les deux pieds sur le frein pour ne pas suivre inéluctablement le destin de ton personnage, il a été plus fort que moi et m’a emporté jusqu’à la fin. Belle oeuvre qui mérite pour ma part, une relecture, voire des relectures car ce livre se lit à différents niveaux et implique non pas un personnage mais plusieurs. J’envisage donc de le relire sous d’autres angles, avec d’autres yeux…car il me semble ne pas avoir exploré toutes les pistes proposées…c’est donc en tout cela que je qualifierais ce roman de véritable réussite. Quant à l’écriture certains passages sont REMARQUABLES !
    Merci pour ce bon moment passé !

    Maud

  6. franchement je suis resté sur le c.. mai je n’en attendais pas moins,c’est super bien écrit bravo!ce que j’ai préféré c’est le coté joyeux.
    tres bon moment de lecture

  7. Ernestine dit :

    Fils spirituel avec Pierre puis Roy, père avec Théo, Loïk est le représentant d’une génération qui se pense sacrifié. Vision paternel, bien qu’elle voulût être fraternel d’une génération adolescente des années 80 et suivantes…Patchwork aux fils fragiles d’un adulte qui est resté ado et qui en veut à la société entière. Décousu qui essaye de retomber sur ses coutures. Bercé par le baptême, la souillure et la purification, opposition de l’eau et du feu, c’est une témoignage fictif de cette génération qui rencontre le sida au moment des premiers émois, qui associe le sexe à la mort, la drogue et la techno du temps des teufs. Malheureusement, te connaissant, j’ai eu tendance à faire des parallèles (relation au père omniprésente) et j’ai regretté quelques discours "bien pensants" et bien pensés à tendance moraliste.

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